![]() celle de fines épices, celle des quatre saisons, celle de la peau d’un nouveau-né mais surtout le parfum délicat de l’amour. J’avais oublié de te regarder, oublié les couleurs de l’arc-en-ciel, le chaud orangé d’un couché de soleil, le bleu infini de la nuit mais j’avais surtout oublié de regarder tout ce que ton amour fait naître. J’avais oublié de t’écouter, les doux murmures de l’amour sur mon cou, le joli chant de l’oiseau sur la branche, les cris joyeux des enfants qui s’amusent. J’écoutais seulement le bruit des larmes qu’on étouffe pour t’oublier. J’avais oublié de te goûter, oublié le goût envoûtant d’un baiser, le goût chaud d’un ventre qu’on déguste jusqu’au goût invitant d’un cou. Je goûtais seulement le goût amer de la déception. J’avais oublié de te toucher, de caresser doucement la peau de mon enfant, de toucher un autre corps avec tout le mien, de te toucher les yeux fermés pour te découvrir du bout des doigts. Je crois que je t’avais simplement oubliée, toi la vie, toi ma vie. Anne ![]() |